mardi 28 juin 2011

Ils tapent sur des bambous et ça nous fait du bien !

Petite parenthèse artistique sur ce blog pour vous présenter un coup de cœur : le Nouveau Cirque Vietnamien. En tournée depuis 2 ans, la troupe propose le spectacle Lang Toï, mon village à la Villette, à Paris, jusqu'au 23 juillet. J'ai assisté à la première ce mardi.

5 musiciens et 14 artistes racontent la vie quotidienne rurale dans un spectacle indéfinissable, mêlant percussions, chants, acrobaties, jonglerie, contorsion… 
Les instruments ancestraux (flûte, cithare, entre autres), les accessoires (paniers), les costumes et le rythme langoureux évoquent la campagne vietnamienne, ses fêtes, ses travaux… 

Une ou deux longueurs sont vite effacées par la beauté des tableaux ! Leur originalité première réside dans l'utilisation incessante du bambou, à la fois support des numéros d'équilibre et instrument rythmique.
Pour une évasion d'un soir au milieu de la chaleur parisienne… foncez-y !


© Nguyen Phuong

dimanche 26 juin 2011

à 6h du matin, on frappe à ma porte : "faites pipi dans le bocal"


Les champions subissent évidemment des contrôles antidopage lors des compétitions. Mais toute l'année, ils sont susceptibles de subir des contrôles inopinés et doivent se tenir au courant des lois et des listes de produits interdits. Quelles contraintes cela implique ? 



L'obligation de localisation
Le principe ? Un sportif de haut-niveau en activité a toutes les chances d'intégrer le «groupe-cible» des agences antidopage nationale et internationale. Il a alors une «obligation de localisation». 
Avant le début de chaque trimestre, il doit déclarer, pour chaque journée, ses lieux exacts d'entraînement, d'activités secondaires ou de résidence… Plus précisément, il doit donner un créneau d'1 heure où il sera effectivement à l'endroit indiqué. Le système internet qui permet de faire cette déclaration en ligne s'appelle ADAMS (anti-doping administration and management system). Il permet des mises à jour régulières.
Mais gare aux négligences. Trois absences lors de contrôles inopinés… et ce serait la sanction, équivalente à celle d'un résultat positif !


Quelques chiffres
- place environ 500 sportifs  tricolores en groupe-cible : 200 en sports collectifs et 300 en sports individuels.
- organise près de 10 000 contrôles par an.
- coordonne 35 agences nationales.
- récolte ainsi plus de 270 000 résultats d'analyses individuelles par an. Les 2/3 viennent de sportifs évoluant dans les disciplines olympiques.
- 5 000 de ces analyses sont positives, 65% l'étant aux anabolisants.


Témoignages




• Sébastien Rouault
Nageur de demi-fond (400-800-1500 m), double champion d'Europe 2010, il fait évidemment partie du groupe-cible. 
Il subit 3-4 contrôles inopinés par an. Il nous raconte le dernier en date, le mois dernier.
« J'avais donné le créneau 6h-7h parce que c'est plus facile de ne pas le manquer. J'étais chez mes parents. 
A 6h un lundi matin, deux contrôleurs, un homme et une femme, ont sonné à ma porte. Ils avaient une carte pour s'identifier et un papier officiel. J'ai rempli un formulaire. Puis je suis allé aux toilettes avec l'homme et j'ai fait pipi dans le bocal. Le flacon a été ensuite scellé. J'ai récupéré un document à garder. Et voilà! Je trouve que le choix du moment de ces contrôles manque parfois de pertinence. Une fois, on a été contrôlés à 6h un matin le lendemain d'une fête de fin de compétition… on avait à peine dormi… ça n'a pas beaucoup de sens !» 
• Bolade Apithy
L'escrimeur a été en groupe-cible en 2008, année des JO. Depuis il n'a plus l'obligation de  localisation. Mais il est contrôlé 5-6 fois par an en compétition.
« Il faut que l'urine ait un pH correct et qu'elle ne soit pas trop diluée, sinon tu dois recommencer. Ensuite tu la verses dans 2 bocaux numérotés : le premier pour le dépistage et le second pour faire un second test si nécessaire. Une fois, j'ai mis 3 heures pour avoir la bonne dose et la bonne concentration d'urine. Au départ je n'avais pas fait assez, donc je me suis mis à boire pour avoir envie. Mais trop d'eau tue le pipi! Pas assez concentré, donc trop clair, donc pas bon, donc obligé de manger et d'attendre… Bref, le truc interminable qui saoûle bien après une compétition!!!»
• Julien Lizeroux
Deuxième slalomeur mondial en 2010, 2 fois médaillé d'argent aux Mondiaux 2009, a fait partie du groupe-cible ces dernières années.
«J'ai un avis bien tranché sur la question ! Dans le ski, la lutte antidopage est la dernière des choses importantes. Il y aurait de grands progrès à faire ! 
J'ai gagné 3 slaloms de Coupe du monde et je n'ai jamais été testé. L'an dernier à Kitz, j'ai été contrôlé après la descente en ayant terminé à 5 secondes du vainqueur mais je n'ai pas été contrôlé le lendemain où j'ai fini 2e du slalom !! Sans commentaire… 
Et je n'ai jamais subi de contrôle inopiné. 
En fait, un contrôle antidopage c'est beaucoup de paperasse et peu d'action. On remplit les formulaires, on choisit les flacons sous vide… et on va faire pipi avec un monsieur qui nous surveille. Le caleçon bien baissé jusqu'aux chevilles et le t-shirt bien remonté jusqu'au nombril. Et avec des miroirs partout pour qu'on ne puisse pas tricher!»
• Ophélie David
7 fois championne du monde de skicross, plusieurs fois médaillée aux XGames. 
«Je suis contrôlée environ 3 ou 4 fois par an, essentiellement en compétition. Je fais partie du programme de suivi longitudinal de la fédé, ce qui implique des prises de sang (2 fois par an) et des examens genre VO2… Il y a aussi ADAMS, que je trouve contraignant : bien souvent, je ne sais pas où je serai dans trois mois ! Il faut le mettre à jour, mais ce n'est pas si simple. J'ai été contrôlée une seule fois inopinément, à la maison, avant les JO.»

Les médicaments
Les sportifs doivent aussi éviter de commettre des erreurs quand ils soignent leurs petits maux… pour ne pas prendre des médicaments qui contiennent des produits interdits. Une vigilance de tous les jours!
Sébastien Rouault : «Je ne fais aucune automédication. Dès que je dois prendre un traitement, j'envoie un texto ou un mail aux médecins de la fédé pour m'assurer que je peux…»
Ophélie David : «Le médecin de la fédé me dit ce que j'ai le droit de prendre ou non. Mais le plus simple est de se soigner par l'homéopathie, là je suis sûre que c'est ok. Sinon, en pharmacie, à chaque fois je demande si c'est sur la liste des produits dopants et je lis bien la notice».
Julien Lizeroux : «On est bien entourés par nos médecins. Mais il est important pour nous de toujours contrôler nos traitements… car c'est nous seuls les responsables…»

© Photos tirées des profils facebook de S. Rouault et B. Apithy - © P. Leroy

jeudi 23 juin 2011

vidéo : une journée avec Yannick Agnel

Les patrouilleurs de l'équipe sont allés passer une journée avec Yannick Agnel à Nice.
L'occasion de voir le jeune nageur dans son lieu d'entraînement avant l'Open EDF, grand meeting parisien qui a lieu de vendredi à dimanche.

La vidéo est visible sur ce lien :
http://video.lequipe.fr/video/natation/les-patrouilleurs-de-l-equipe-yannick-agnel/?sig=iLyROoaf2Mun

De mon côté, pas grand-chose à vous proposer ces temps-ci en natation… Les tricolores préparent les Mondiaux de cet été. Ils n'ont pas le temps de me répondre !

lundi 20 juin 2011

nouvelle vidéo des skyliners : à Paris !

En octobre dernier, je vous présentais la highline : une discipline extrême qui consiste à marcher sur un câble souple en très haute altitude. Sébastien Montaz-Rosset, réalisateur, avait filmé les Skyliners en montagne, dans les Alpes. 

© Seb Montaz-Rosset
Aujourd'hui, Seb a dévoilé sur le net une nouvelle vidéo des Skyliners, filmée vendredi dernier à… Paris ! Une traversée entre les tours jumelles Mercuriales à Bagnolet. C'est le trailer d'un document qui sera publié en août. Regardez… c'est magique.


Skyliners Paris trailer from sébastien montaz-rosset on Vimeo.

Petit coup de fil à Seb pour en savoir plus… C'était légale, cette affaire ?
« Oui oui ! C'est Julien, l'un des membres du groupe, qui a craqué sur ces immeubles en passant sur le périph. Il a contacté le groupe immobilier qui les possède. Le patron, le n°1 du groupe, lui a répondu et l'a reçu dans son bureau. Et il lui a donné l'autorisation de faire ce qu'il voulait là-haut…»

Les highliners ont donc, cette fois, marché sur un câble de 35 mètres de long tendu à 122 m de haut. «Le défi, c'était de passer de la montagne au milieu urbain. L'installation du matériel a été plus compliquée avec des contraintes qu'on ne connaissait pas : des fils électriques, des antennes… Il a fallu aussi faire avec un temps couvert et du vent.» 

Alors, verdict ? «C'est très haut, avec des lignes droites, des lignes verticales… ce qu'on ne connaît pas en montagne. Cela crée des sensations nouvelles, géniales, qu'on a envie de reproduire. Donc la highline en ville, on recommencera!»


Site de l'équipe : http://www.thebadslackliners.fr

© Seb Montaz-Rosset

samedi 18 juin 2011

Lizeroux : "Si j'avais été médecin, j'aurais été chirurgien plastique mammaire"

photo issue de www.lizeroux.com

Son actualité est, hélàs, davantage médicale que sportive… Lundi, le skieur Julien Lizeroux sera opéré du genou à l'hôpital Mermoz de Lyon, par les professeurs Chambat et Sonnery-Cottet. Programme : réattacher le tendon quadricipal (celui du quadriceps) à la rotule. 

Une chirurgie assez rare, pour laquelle Julien part un peu dans l'inconnu… en se préparant déjà à une convalescence et une rééducation longues (au moins 
4 mois avant toute activité physique, et au moins 7 mois avant de faire du sport qui sollicite fort le genou).

A 48 heures de cette épreuve, Julien n'a pas perdu son sens de l'humour. Il a accepté de répondre à une petite interview décalée, spéciale "médecine"… Dérision garantie !

As-tu suivi des séries médicales à la télé ?
Oui, j'ai eu ma période Urgences. J'ai regardé quelques épisodes de Nip/Tuck et Grey's anatomy, mais je n'ai pas suivi.

© P. Leroy - mars 2010 à l'Alpe d'Huez

La partie de ton corps que tu préfères ?

Mon cerveau!!!!! (ou mes fesses)

La partie de ton corps la plus sensible, où tu es le plus douillet ?
Le cou.

Si tu pouvais subir une opération de chirurgie esthétique, tu changerais quoi ?
Mon nez ????

Le sens dont tu te passerais le plus difficilement ?
La vue.

Tu es droitier ou gaucher ? Tu changes pour certains gestes ?
Droitier. Je mange comme un gaucher et je joue au hockey comme un gaucher.

Ton pire souvenir de bobo étant gamin ?
J'ai reçu un gros caillou sur le crâne. La cicatrice commence à ressortir en haut de mon crâne: mes cheveux reculent.

© P.Leroy - octobre 2010 à Paris

Si tu avais été médecin, quelle spécialité aurais-tu choisie ?

Chirurgien plastique mammaire.

Plutôt maniaque du lavage des dents ou des mains ?
Les dents, c'est 2 à 3 fois par jour. Les mains, aussi souvent que j'y pense, mais je ne suis pas maniaque.

Si tu n'étais pas sportif de haut-niveau, que ferais-tu plus que maintenant : manger, fumer ou boire ?
Boire bien sûr.  Je déteste la cigarette et je mange déjà beaucoup.

Tu avais une infirmière peinte sur ton casque… c'est ton fantasme ?!!
J'ai eu aussi une cow-girl, une skieuse et une Bavaroise. Que de fantasmes……

Merci beaucoup Julien !! Je te souhaite du courage, de la patience et de la sérénité pour les mois qui viennent. Tu as tout mon soutien…

PS : Pour tout savoir sur la chirurgie que va subir Julien, et sur ses conséquences, lisez l'interview (très pointue) qu'il a accordée au site de France Télé.
Sinon, relisez aussi ce billet sur son site Internet : http://www.lizeroux.com/news-79-operation-genou.html


vendredi 17 juin 2011

Plongeon extrême : petit zoom sur Cyrille Oumedjkane

sur l'île de Ré © Romima Amato - Red Bull photofiles 
Après le forfait d'Hassan Mouti, victime d'une mauvaise chute en Grèce, Cyrille Oumedjkane sera le seul plongeur français en lice demain à l'étape du Red Bull Cliff Diving de La Rochelle
Le Strasbourgeois, âgé de 35 ans, qui a débuté dans la discipline en 2001, a réalisé un bon début de saison avec 2 quatrièmes places.


Athènes © S. Vidic - Red Bull photofiles
De métier, Cyrille est maître-nageur: «Je m'entraîne dans la piscine où je travaille, avant son ouverture le matin. Je répète mes plongeons depuis le tremplin à 10 mètres et je nage 1,5 kilomètre. Le reste de mon entraînement consiste en 12  kilomètres de vélo quotidiens

A La Rochelle, Cyrille pourra compter sur le soutien des spectateurs, même s'il ne les entend pas… «Le public est souvent silencieux, respectueux… De toute façon, en haut du plongeoir, on est dans une bulle. On ne pense à rien d'autre qu'à nos figures : on les répète mentalement.» Son saut préféré ? Un saut périlleux renversé tendu (départ face à l'eau et retourné après).



au Mexique © R. Amato - Red Bull photofiles
Ensuite tout va très vite : «Un saut dure 3 secondes. On ressent la vitesse surtout dans les derniers mètres. Au moment de la pénétration dans l'eau, c'est comme une explosion, un choc très violent… et c'est un soulagement en même temps.»


© Merci à Jérémie Larrivoire, auteur de cette interview pour le journal l'actu.


étape d'Athènes © S. Vidic -
Red Bull photofiles


jeudi 16 juin 2011

Christophe Lemaitre : "Une médaille, on la garde toute sa vie. Pas un record"

© DPPI - via Asics - Montreuil 7 juin 2011
Le 7 juin, Christophe Lemaitre, 21 ans, a battu son record de France du 100 m en 
9,96 secondes, lors d'un meeting à Montreuil. Une perf liée à ses progrès depuis la saison dernière: puissance renforcée (il a pris
2 kilos), technique plus fluide, meilleur départ, meilleure fin de course… 

2 jours après, lors d'un moment libre, il a accepté de répondre au journal l'actu, quotidien pour les 14-18 ans édité par ma boîte, Playbac. J'ai réalisé cette interview, au téléphone, pour dépanner une collègue. Verdict : Christophe est un gars simple. J'ai l'impression qu'il a de la personnalité cachée derrière sa très grande réserve.

© P. Leroy - Euros indoor, Bercy mars 2011
Ado, étais-tu déjà sportif ?
Je faisais du sport comme tout le monde. Je pratiquais un peu de hand, de foot, de rugby… Mais mes profs et mes copains d’entraînement me disaient que je courais vite.

Tu étais le plus rapide des terrains…
On peut dire ça comme ça ! En tout cas, c'est pour cette raison que je me suis mis à l’athlétisme (ndlr : il y a 5 ans).

Avais-tu de bons résultats scolaires ?
J’étais dans la moyenne. Aujourd’hui, je poursuis mes études : en prépa intégrée d’ingénieur, dans l’énergie et l’environnement.

On te connaît peu. Qui es-tu en dehors des pistes ?
Je suis comme tout le monde. Je regarde la télé, je surfe sur Internet et je sors avec mes amis.

Pas de passion cachée ?
Non !

Ta médiatisation, tu la vis comment ?
Bien… Après Barcelone (ndlr : 3 titres de champion d'Europe dans l'été 2010), ça a été très vite. Il m'a fallu un peu de temps pour m'accommoder. Mais une fois qu'on s'habitue, on y prend goût…

Tu y as vraiment pris goût ? Tu aimes ça, les interviews ?
Tant que ce n'est pas plusieurs fois par jour ni tous les jours, je les prends bien… Mais je trie un peu les sollicitations, pour me protéger.

© DPPI - via Asics - Montreuil 7 juin 2011
En affrontant des stars internationales du sprint comme Usain Bolt ou Asafa Powell, as-tu cherché à les imiter ?
Non !  A chacun sa technique. Je ne cherche pas à les copier. Mais se frotter à eux donne une chance de progresser. Ça me permet d’avoir des points de repère, d’essayer d’améliorer mon propre record…

Parfois les nouveaux performeurs de l'athlé français sont attirés à Paris… Toi, tu t'entraînes toujours avec Pierre Carraz à Aix-les-Bains. Cette fidélité est importante pour toi ?
Je reste dans ma région car je me m'y sens bien. Et Pierre est un coach avec qui je m'entends bien. Je n'aurais jamais progressé autant avec quelqu'un d'autre. Il est très pro, il a 50 ans d'expérience ! Il sait parfaitement ce dont j'ai besoin. En tant qu'homme, je le respecte aussi : il a de l'autorité et du charisme.

Quel genre d'athlète es-tu à l'entraînement… plutôt docile ?
Oh, quand il le faut, j'exprime mon point de vue ! Mais en général, je ne rechigne pas à faire ce que l'on me demande.

© P. Leroy - Euros indoor, Bercy mars 2011
Il y a des Mondiaux cette année et des JO l'an prochain. te fixes-tu des objectifs ?
Oui. Pour les Mondiaux : j'aimerais être en finale des 100 et 200 m, puis finir dans les cinq premiers, et monter sur le podium du relais 4 x 100 m. A Londres, je voudrais décrocher une médaille olympique. C’est possible seulement si je continue à progresser.
Si tu devais choisir entre un record du monde et une médaille dans un grand championnat, tu choisirais quoi ?
(sans hésiter) La médaille !
Pourquoi ?
Parce qu’une médaille, on la garde toute sa vie. Pas un record !
Programme prévisionnel de Christophe dans les semaines à venir 
Ce week-end : 100 m et 200 m aux Championnats d'Europe par équipes à Stockholm 
30 juin : meeting Athletissima* de Lausanne  
8 juillet : meeting Areva* au Stade-de-France (avec une lutte annoncée contre Usain Bolt sur 200 m)
25 juillet : meeting Herculis* de Monaco
28-30 juillet : championnats de France à Albi
Août : entraînements
27 août-4 septembre : championnats du monde à Daegu, en Corée du Sud


mardi 14 juin 2011

Plongeon extrême : à La Rochelle samedi


Voici la bande-annonce du Red Bull Cliff Diving prévu à La Rochelle ce 18 juin.
Le plongeoir sera installé sur la tour Saint-Nicolas à 27,5 mètres.


La Rochelle marque pile la mi-saison 2011 : elle est la 4e étape du championnat du monde de haut vol après l'île de Pâques (12 mars), le Mexique (10 avril) et Athènes (22 mai, vidéo ci-dessous).




Le Britannique Gary Hunt, 2e en 2009, champion 2010 et actuel leader du classement provisoire est le grand favori. Il a perdu son principal concurrent : le Colombien Orlando Duque. Champion 2009 et 2e en 2010 , celui-ci était 2e avant de se blesser et de devoir annuler sa participation à la fin de saison…
N'oublions pas le Français en lice : Cyril Oumedjkane.

Tout sur la discipline ici :
http://spoportivement.blogspot.com/search/label/plongeon

Les 10 plongeons les plus spectaculaires : 

vendredi 10 juin 2011

des nouvelles de… Ludivine Furnon et son nouveau duo

En avril, Ludivine Furnon (lire précédent article ici), ancienne gymnaste reconvertie en acrobate, a mis fin, dans la douleur, à son duo MainTenant. La séparation d'avec son ancien partenaire, Nicolas Besnard, a été houleuse…

C'est avec son fiancé, Martin, qu'elle poursuit désormais sa vie artistique. Ils forment le duo Osmose. Il y a quelques semaines,  Ludivine me confiait être heureuse dans cette nouvelle aventure : « Je me sens très bien, nous travaillons beaucoup en ce moment. Nos projets sont pour le moment secrets... Nous voulons créer une nouvelle façon de se vendre et donc créer plusieurs thèmes de numéros (3 numéros différents) au choix des compagnies. Nous avons déjà un contrat avec le cirque Knie, en Suisse. »

De retour de plusieurs semaines d'entraînement, Osmose vient de publier quelques clichés d'un très beau shooting. Savourez…
Spoportivement souhaite à Osmose un long et brillant avenir !






http://www.youtube.com/user/DuoOsmose


Contacts : ludivinemartin57@yahoo.fr ou ludivinefurnon@hotmail.fr

dimanche 5 juin 2011

Pourquoi j'aime Roland-Garros

Parce que ça sent l'été.
Parce que le spectacle est autant en tribunes que sur le court.
Parce que je retiens enfin que France 4 est sur le canal 39 de mon bouquet.
Parce que mes collègues ne sont jamais aussi drôles que lorsqu'ils imitent Nelson Monfort.
Parce que je me souviens qu'adolescente, je rêvais d'épouser Fabrice Santoro.
Parce que le orange est une couleur gaie.
Parce que, comme à la Star Ac, on peut appeler les gens par leur prénom (Roger, Novak, Gael).
Parce qu'une glissade sur terre battue, c'est beau.
Parce que, là, on voit Patrick Bruel mais au moins on ne l'entend pas parler.
Parce qu'en presse jeunesse, chaque année, on ne se lasse pas des angles "les ramasseurs de balle" ou "Roland Garros n'était pas un joueur de tennis".
Parce que, pendant 15 jours, dès que je fais une erreur de frappe, j'entends "fauuuuuute" résonner dans ma tête.
Parce que je relativise sur mes kilos en voyant les anciens champions qui épaississent.
Parce qu'Ilie Nastase est toujours sur la même chaise.
Parce qu'il peut y avoir les larmes de Virginie Razzano et le sourire de Marion Bartoli dans la même quinzaine.
Parce que les retournements de situation dans un match en 5 sets donnent souvent raison à mon optimisme.
Parce que Rafa est un monstre. 
Parce que Federer est un monstre.
Parce que ça recommencera l'année prochaine.
Parce que Paris est magique.

vendredi 3 juin 2011

Top 14 : une finale arôme Caucau

Ce samedi, Toulouse affronte Montpellier en finale du Top 14. Parmi les Toulousains, se trouve Rupeni Caucaunibuca. Un phénomène.

Son nom improbable lui vient de ses origines fidjiennes et se transforme en surnoms Rups ou Caucau. Le joueur, qui aura 31 ans dimanche, affiche près d'1,80 mètre pour plus de 115 kilos. Un gabarit auquel s'ajoutent des facultés techniques impressionnantes : rapidité, capacité d'accélération, agilité et polyvalence (aile-centre). 

Mais Caucau est surtout connu pour ses frasques. Longtemps, il a semblé préférer la nourriture à la discipline et le farniente au travail… Avec le SU Agen, qui le recrute en 2003, il montre d'abord son génie : meilleur marqueur en 2005 et 2006, meilleur joueur en 2006. Avant de révéler son côté sombre : une saison creuse en 2007.  Il est suspendu un an par les Fidji après avoir refusé 3 sélections. Puis il est suspendu 3 mois du Top 14 pour avoir été contrôlé positif au cannabis. Il se fait remarquer aussi pour un précontrat non respecté avec le Racing Métro.

En 2010,  après ses vacances aux Fidji, il rentre à Agen avec plusieurs semaines de retard sur ses coéquipiers, une blessure à l'épaule et un net surpoids (une vingtaine de kilos de plus que les 110 demandés par ses dirigeants). C'est la goutte d'eau. Verdict : il est licencié avant sa dernière année de contrat.

Certains disent alors que Caucau est fini pour le rugby. C'est sans compter sur la confiance que Guy Novès, entraîneur du Stade toulousain, va lui accorder. Il le recrute comme joker médical (pour compenser la blessure de Yann David). Il le place entre les mains des préparateurs physiques et lui impose un «chaperon», fidjien lui aussi, Viliami Delasau, qui va le couver toute la saison. 

A partir de décembre 2010, de retour sur les terrains, Caucau progresse, prouve sa fiabilité, affute sa ligne… Et marque les 2 essais de son équipe en demi-finale du championnat contre Clermont. De quoi devenir la star de la finale ce samedi? C'est ce qu'il annonce : «Vous allez voir le vrai Rups. Je veux montrer aux gens que je vais être l'homme à regarder. Je n'ai pas de pression. Je dois me relaxer, m'approprier le match et le dominer». 

Pour Guy Novès, le pari Caucau est gagnant. Le contrat du joueur à Toulouse a déjà été prolongé d'un an. Absent de la Coupe du monde, il sera utile dès le début de la prochaine saison pour compenser l'absence de Clerc et Médard, retenus chez les Bleus. Caucau est-il définitivement rentré dans le rang ? Jean-Baptiste Elissalde, coach des trois-quarts toulousains nuance : «Il sera toujours un peu décalé par rapport aux normes de ce sport. Il n'est pas comme les autres et me donne des maux de tête».




mercredi 1 juin 2011

le Shaq se retire

Le basketteur américain Shaquille O'Neal a annoncé aujourd'hui qu'il prenait sa retraite sportive. «Nous l'avons fait : 19 ans, Baby ! Je veux vous remercier, c'est pourquoi je vous l'annonce en premier : je prends ma retraite. Je vous aime», dit-il sur une vidéo adressée à ses supporters, postée sur http://www.tout.com/m/9944wo et relayée sur facebook.
Il a remporté quatre titres NBA (2000-01-02-06), un titre olympique (1996), et un Championnat du monde (1994).
Un papier de septembre 2010 : http://spoportivement.blogspot.com/2010/09/cest-un-monstre-de-2-16-metres-et-pres.html

© capture vidéo