samedi 30 avril 2011

Spécial ski BASE avec Matthias Giraud

1/4 - Un saut de falaise avant une avalanche, en caméra embarquée
Dévaler la poudreuse en freeride pour, au bout de la ligne, s'envoler dans les airs…  et ouvrir son parachute à quelques dizaines de mètres du sol. Le ski BASE est une discipline impressionnante que j'ai découverte grâce à cette récente vidéo GoPro. 


Ce film est signé Matthias Giraud. L'occasion de faire connaissance avec lui ! Il a accepté de répondre à mes questions. Portrait juste après.


2/4 - Matthias Giraud : «Skier à 100% puis voler, flotter…»

«Lors d'un saut de BASE jump, on n'est pas heureux, on n'est pas triste. On se sent juste dans un état de sérénité et de relaxation parfaite.»

© Nico Favre 
Ainsi parle Matthias Giraud, 27 ans, originaire de Haute-Savoie. Gamin, après un parcours classique en alpin, il s'est tourné vers le freeride et le freestyle. Jusqu'à devenir pro de l'extrême. Freeski, freeride, chute libre, BASE jump, wingsuit… Il y consacre toute l'année entre entraînements, séances photo et vidéo, tests de matériels, logistique de projets, voyages… 

Depuis 2004, Matthias vit aux Etats-Unis, un pays qui l'a toujours attiré. Il y est surnommé Super Frenchie. «J'aime le dynamisme des Américains. Si tu es motivé et que tu as un projet unique, les gens n'hésitent pas à t'aider. Ça fait du bien d'être dans un environnement aussi positif. Même si les montagnes ne sont pas aussi impressionnantes aux US que dans les Alpes, on a des paquets de neige !! En 7 ans ici, j'ai skié plus de poudreuse qu'en 20 ans en Europe.»

C'est aux States que Matthias a découvert le ski BASE. Il s'y est mis après avoir rencontré des freeriders comme Shane McConkey (décédé en 2009) et Jesse Hall. Il découvre alors que le fait d'ajouter un saut en parachute à du freeride rend la partie de ski vraiment extraordinaire… «On peut dévaler des voies sans issue. C'est l'un des rares moments où on peut skier à 100% jusqu'au point de non-retour et envoyer le pâté comme jamais! On profite vraiment de chaque virage. Le précipice s'approche à grande vitesse mais tout se passe au ralenti.» 

Puis vient le saut, avec des sensations accentuées par la prise de risque. «D'un coup, tu te retrouves suspendu en l'air. Tu voles, tu flottes… Mais le sol s'approche très vite. Il faut ouvrir. Tu tires sur l'extracteur et une seconde et demie plus tard, tu voles sous un bout de nylon attaché à un sac à dos. C'est magique, indescriptible, riche… mais plein de simplicité : tout est noir ou blanc car soit tu survis, soit tu ne survis pas. Tous tes sens sont en alerte, mais tu es calme et serein. La sensation d'être en vie t'ouvre les yeux sur la beauté des choses, sur la douceur des petits plaisirs…»

Pour suivre Matthias, connaître ses projets… son site Internet : www.matthiasgiraud.com 

3/4 - Les secrets d'un saut : «S'attendre au pire et espérer le meilleur»

© Nico Favre
Un saut en BASE jump ne s'improvise pas. «Cela reste l'un des sports les plus dangereux parce qu'on est à la merci des éléments.» Quelques secrets de préparation avec Matthias. 

L'expérience. «Pour maximiser ses chances de survie, il est recommandé de faire au moins 100 sauts en chute libre avant de passer au BASE, pour apprendre à contrôler et à piloter un parachute.»

Le repérage des lieux. Matthias étudie la falaise : altitude, hauteur du rocher, angle de décollage… «Je préfère avoir au moins 100 mètres de paroi verticale. Sans rebords qui dépassent, bien sûr, pour éviter un impact. Pour mesurer une falaise, on peut utiliser des images satellite comme google earth, un laser pour calculer des distances ou jeter un rocher depuis le haut de la falaise et mesurer le temps de chute !»

La météo. Elle est très importante, surtout en ski BASE. «Il faut vérifier le vent bien sûr. Mais aussi la stabilité de la neige, sa qualité : il y a-t-il des rochers cachés dessous? ou une plaque de glace? Si la neige risque d'être instable, il faut  trouver une approche hors du chemin d'avalanche potentielle.»

La préparation du matériel. «Il varie selon le  lieu d'où l'on va sauter. On peut plier un parachute pour une ouverture rapide ou lente en fonction de la hauteur de la falaise, de l'altitude et de la vitesse d'approche. Il est crucial de plier son parachute et de serrer son harnais de façon très symétrique pour éviter d'avoir une ouverture à 180° et de se faire plaquer contre la falaise, ce qui est mortel en général.»

L'approche. «La montée vers le spot se fait souvent à pied ou en peaux de phoque (ski de randonnée). Se faire déposer en hélicoptère coûte très cher! Ce n'est pas autorisé dans le massif du Mt Blanc. Je l'ai utilisé peu de fois, en Suisse ou en Islande.»

Les dernières vérif. «Au moment de se lancer, on vérifie quelques détails techniques : que l'extracteur du parachute est bien plié et accessible, que la pression des fixations est à bloc pour ne pas déchausser, que les jambières sont attachées, que la sangle de poitrine est bien serrée… 3, 2, 1, BASE!»   

Le mental. «Les conditions peuvent être parfaites mais si on ne le sent pas, on ne le sent pas... La confiance en soi est très importante. Il faut trouver le juste équilibre entre écouter sa peur sans la laisser prendre le dessus, et ne pas être complaisant. La complaisance est mortelle. Il faut toujours s'attendre au pire et espérer le meilleur.»

4/4 - La vidéo d'une grosse frayeur

Dans la 2e partie de cette vidéo, plus longue que celle proposée au début, mise en ligne sur le blog de freeski Bon appétit !, on voit Mathias se faire une grosse frayeur. Récit. 
«Le Cervin est plutôt un lieu d'alpinisme qu'un spot de ski. C'est très rocheux et on n'a pas droit à l'erreur là-haut. Le run que j'ai choisi était très rapide et direct sur un plongeoir qui part dans la face nord. Au moment où j'allais sauter, mon ski a tapé un rocher que je ne pouvais pas voir depuis l'hélicoptère lors du repérage. Du coup, j'ai dû me lancer en frontflip dans le vide et ouvrir mon parachute sans m'emmêler dans mes suspentes. 
C'est passé à 30 centimètres près. Un mélange de chance et d'expérience. Ça m'a beaucoup secoué. Le choc n'était pas vraiment sur le coup car je n'ai pas eu le temps d'avoir peur… mais j'ai eu la chair de poule pendant 2 heures après le saut!»

jeudi 28 avril 2011

MERCATO - des sportifs à poil pour promouvoir le sponsoring

Mercato, c'est une rubrique qui explore le sport côté marques, sponsoring, business…


La plate-forme Internet Sponsorise Me vient d'être créée par l'agence de marketing sportif Sportlabgroup. Le but : jouer en quelque sorte les agences matrimoniales pour faire se rencontrer entreprises et sportifs ! «Marque cherche champion» ou «jeune espoir cherche soutien financier» ? Sponsorise Me facilite le rapprochement !

Aux entreprises, le portail rappelle que faire du sponsoring peut-être très lucratif… et qu'il existe, loin des milliards du foot ou des mégastars, des centaines de champions accessibles et en demande. A ces derniers, il propose une vitrine pour mettre en avant leur profil, leur palmarès, leurs valeurs…

Les fondateurs et dirigeants, Gilles Dumas et Loïc Yviquel, ont connu leur premier gros succès avec la vente aux enchères de Romain Mesnil, le perchiste, en 2009. Le clip de promotion avait fait le buzz puisqu'on voyait l'athlète se balader nu dans les rues de Paris.


Pour promouvoir leur nouveau site Internet, les 2 compères ont remis ça ! Parmi les parrains déshabillés : Christine Arron (athlé), Thomas Bouhail (gym), Mathieu Bastareaud (rugby), Emilie Gomis (basket)… Stéphane Diagana, lui, fait carrément partie des investisseurs.




www.sponsoriseme.fr

mercredi 27 avril 2011

des news des compétitions de windsurf du moment…

L'Oxbow Ride the Sky, concours de sauts en windsurf à Hawaï, n'a pas eu lieu. La waiting period qui s'étendait sur avril se termine samedi… mais faute de conditions de vent favorable, il n'y a pas eu de compétition. http://spoportivement.blogspot.com/search/label/windsurf

Toutefois, quelques riders se mettent à l'eau aujourd'hui à Hawaï pour tester les conditions de retransmission en live : http://www.epicsessions.tv
Je surveillerai les vidéos et je les mettrai en ligne ici si c'est chouette…


Quelques windsurfeurs français, comme Antoine Albeau interviewé ici il y a peu, sont revenus en France pour participer au Mondial du vent de Leucate.
Lors de l'Orange Speed Crossing, pros et amateurs en windsurf et kitesurf s'affrontent dans des runs de vitesse. Cette compétition durera jusqu'à dimanche.

mardi 26 avril 2011

Vidéo "The Twins" : 12 ans et superdoués en skate

Les jumeaux Chris et Pierce Brunner ont vu le jour en Californie. Âgés de 12 ans, ils ont déjà passé la moitié de leur vie sur leur skate et ils sont considérés comme de futures stars de cette discipline. 
Les sponsors et les magazines spécialisés s'intéressent à eux depuis quelques années. Interviewés à l'âge de 9 ans, ils racontaient déjà passer beaucoup de temps à regarder des vidéos de skate et rêvaient de construire un skate park géant.


Voici une belle vidéo récente de ces deux mômes, réalisée par Ty Evans.


The Twins from skatefairy on Vimeo.

jeudi 21 avril 2011

Tatane : pour un football durable et joyeux…

© www.winamax.net
Vikash Dhorasoo, 37 ans, est blogueur, voyageur, cinéaste, joueur de poker, chroniqueur, consultant télé… et ancien footballeur. Dans son CV : Lyon, Bordeaux, Milan AC, PSG… et l'équipe de France, entre autres. 
Milieu sur le terrain, il a toujours été assez «offensif» en dehors des stades. Pas con. Grande gueule. Engagé. Il est le parrain du Paris Football Gay et supporter socialiste revendiqué.
Pour cerner un peu mieux le personnage, lisez ce billet sur son blog : 
http://dhorasoo.blog.lemonde.fr/2010/01/08/namaste/


Vikash vient de créer avec quelques amis le collectif  Tatane. Pour fédérer des gens qui souhaitent remettre le plaisir au centre du système foot. Pour débattre, pour participer à l'élection présidentielle de la fédé et pour mener des actions concrètes, plus tard.

Rejoignez-le sur http://www.tatane.fr



Vous pouvez lire ici le manifeste… Intéressant !

Parce qu’on joue au football 



Parce que le football est un jeu qui doit rester populaire
Parce que les stades devraient être pleins à craquer de dragueurs, de femmes et d’enfants
Parce que Garrincha pouvait reculer pour faire durer le plaisir avant de marquer
Parce que jouer au foot n’est pas un métier sérieux
Parce qu’on peut jouer très sérieusement 
Parce qu’on peut jouer au foot en se levant tard
Parce que jouer n’a jamais empêché personne de penser

Parce que le football est un jeu avant d’être un marché
Parce que le football actuel s’appuie sur un modèle économique malsain
Parce qu’il est possible de jouer au foot sans penser à son prochain transfert
Parce que le football n’est que le reflet d’un modèle de développement qui est tout sauf durable
Parce que la peur de perdre empêche de jouer
Parce que les sports comme les sociétés se jugent à la manière dont on traite les perdants
Parce qu’on est toujours le perdant de quelqu’un

Parce que former un joueur de foot, c’est aussi former un citoyen
Parce qu’un footballeur n’a jamais choisi d’être un exemple 
Parce que « tu ne peux pas planter de la banane et espérer de l’ananas » (Cheikh Lô)
Parce que le Dr Socrates avait inventé la démocratie Corinthiane et le club de football autogéré
Parce qu’à Manchester les supporters ont monté leur propre équipe alternative et qu’elle cartonne
Parce qu’il devient urgent de se pencher sur les choses inutiles
Parce que la médiatisation du football est trop univoque pour être représentative
Parce que « l’endogamie conduit à l’asphyxie » (C.Magris)
Parce qu’on peut à la fois s’intéresser au foot et à la musique, la politique, l’écologie ou même au handball
Parce qu’on peut aimer les temps morts au football
Parce qu’on est toujours le temps mort de quelqu’un
Parce que « les commentateurs ont comblé le vide sans en comprendre le sens politique » (M.Amalric)
Parce que voir un crachat en super ralenti c’est quand même un crachat
Parce que voir quelqu’un tomber en super ralenti permet juste de voir la chute plus lentement

Parce que le jeu sauvera peut être le monde
Parce rien n’est jamais foutu

Parce que le football se joue

Tatane, non le football n’est pas mort
Tatane, oui le football est un beau sport
Tatane, non les footballeurs ne sont pas des héros
Tatane, oui les corps ont un cerveau
Tatane, non aimer le foot n’est pas grossier
Tatane, oui on peut penser avec ses pieds

mercredi 20 avril 2011

une vidéo impressionnante de crashs en voile

© Lloyd Images
Créés en 2007, les Extreme Sailing Series sont l'équivalent sur mer des Grands Prix de F1. Les machines sont toutes les mêmes : des Extrêmes 40, catamarans de 40 pieds 
(12 mètres, le double des Tornado olympiques), en fibre de carbone et sans quille… donc ultra-légers. 
Les équipages de 4 ou 5 s'affrontent en régates, plusieurs fois par jour, sur des plans d'eau d'exception, sur de petits parcours bouclés en moins de 20 minutes.
© Lloyd Images
Le résultat s'avère spectaculaire. Dans des vents forts, les vitesses s'élèvent. Les voiliers se frôlent, se doublent, entrent parfois en collision… pour une bonne dose d'adrénaline et de sensations!
Red Bull Extreme Sailing © Giordana Pipornetti/ Niceforyou
Team GAC Pindar © Giordana Pipornetti/ Niceforyou
Le circuit 2011, de 9 événements jusqu'en décembre, a débuté à Oman en février. La deuxième étape vient d'avoir lieu à Qingdao, en Chine. C'est là qu'a été filmée, en pleine tempête, les séquences de la vidéo que je partage ici… Impressionnant!


mardi 19 avril 2011

Cold Water Classic Series : le surf en moufles

Jay Quinn (Nlle-Zélande)  © Bonnarme/Aquashot/www.oneill.com
Le surf n'est pas réservé aux plages de sable fin, à Hawaï, à Tahiti ou aux cocotiers. La preuve, une compétition vient de se dérouler aux antipodes des clichés du genre : à Thurso, dans les highlands d'Ecosse. Le vainqueur, l'Australien Brent Dorrington, y a gagné le titre de Lord et… une épée !

© Sergio Villalba/www.oneill.com
Cela fait partie des Cold Water Classic Series qui comprennent des étapes en Nouvelle-Zélande, au Canada et en Californie. L'idée est d'aller surfer des vagues les plus extrêmes au Nord et au Sud de la planète, dans des eaux souvent glacées, des paysages sauvages et des conditions difficiles.

dimanche 17 avril 2011

des nouvelles d'Ingrid Jacquemod, jeune retraitée du ski

Ingrid Jacquemod, 32 ans, a annoncé il y a peu son retrait de la compétition… Skieuse alpine de l'équipe de France vitesse, elle a passé 15 ans au haut-niveau! Elle a été sacrée 8 fois championne de France (en descente, superG et géant) et est montée sur 
6 podiums de Coupe du monde. Ne se voyant pas repartir une fois de plus à l'entraînement, elle a décidé de s'accorder un printemps de farniente!


le 4 oct 2010 à Paris © P. Leroy
D'autres horizons
J'ai demandé à Ingrid si elle avait déjà des projets pour la suite… Une question posée à une femme très occupée !
«Effectivement depuis que j'ai annoncé ma retraite sportive, je n'ai pas eu beaucoup de temps. Je crois que c'est la période de ma carrière où j'ai été le plus sollicitée... alors j'en profite!!! Pour l'après ski, je ne sais pas encore, j'aimerais rester en contact avec ma station (Val d'Isère) et le ski. Et j'ai aussi envie de découvrir d'autres horizons. Je vais essayer de concilier les deux....»


le 7 avril 2011 © I. Jacquemod
Des manœuvres qui font tourner la tête
La semaine dernière, Ingrid a passé 2 jours avec la Patrouille de France, en compagnie d'Adrien Théaux. Elle a survolé sa station et la Scara, une course internationales jeunes. Alors, tes impressions, Ingrid ?
« Ce vol avec la PAF a été quelque chose d'exceptionnel. La première chose qu'on me demande, c'est si j'ai été malade. Et je réponds oui! Normal : quand on est malade en voiture, comment ne pas être malade en Alpha Jet!!! 
Mis à part ça, l'heure et demi de vol a été magique, nous avons pu voir les Alpes de près, Val d'Isère, la piste OK.... Et puis nous avons eu droit à quelques manœuvres qui vous font tourner la tête!
En plus du vol, j'ai pu assister à l'entraînement et aux briefings, assez impressionnants. Faire la rencontre du staff et des mécaniciens. C'est une grosse logistique, il y a beaucoup de similitudes avec notre fonctionnement dans l'équipe de ski et avec nos techniciens!
C'est une sacrée expérience et d'ailleurs je ne m'en remets pas trop ;-) »


Je souhaite à Ingrid une très bonne continuation dans sa vie. 
Son site Internet officiel : http://www.ingrid-jacquemod.com/

vendredi 15 avril 2011

MERCATO - Le curling humain de Bic

Mercato, c'est une rubrique qui explore le sport côté marques, sponsoring, business…

Vous pensiez que le curling était ennuyeux ? Pas du tout ! C'est ce que prouve Bic, à travers une super pub pour ses rasoirs Flex3 ! 



Sur YouTube la vidéo est interactive : vous pouvez jouer à lancer vous-mêmes une pierre humaine sur la glace à l'aide de la touche espace (évitez de le faire au bureau, ce n'est pas très discret)… Après 3 niveaux, vous participerez à un tirage au sort pour gagner une nuit dans un hôtel glacé en Suède !
Le spot est réalisé par Buzzman, spécialiste de la vidéo virale et du buzz sur les réseaux sociaux! L'agence avait déjà réalisé l'irrésistible "An hunter shoots a bear" pour Tippex.

Après 3 secondes de match… un but historique?

Tout le monde le présente depuis quelques jours comme le but le plus rapide de l'histoire…
Il a été marqué par Carlos Almeida, milieu de terrain du FC Oliveira do Hospital, un club portugais actuellement leader de la DH de l'AF Coimbra (championnat régional). 
Sa devise : «Le club de notre terre, maintenant plus près de nous»… Ou plus près des étoiles! Le joueur a inscrit ce but au bout de 3,2 sec, dès le coup d'envoi du match face à Arganil. Fantastique !




Mais sur un site portugais, j'ai retrouvé d'autres buts très rapides…


En 2009, en Arabie Saoudite, but de Nawaf Al Abed (du club Al Hilal, entraîné par Eric Gerets, ex coach de l'OM) lors d'un match de Coupe. Il lobbe le gardien après 2 sec.



En 2003, au Brésil, but de Fred après 3 sec 17 dans un match de Coupe. Il est aujourd'hui avant-centre du FC Fluminense (l'un des 4 grands clubs de Rio). 



En 1997, au Brésil, but de Vital Filho au début d'un match du championnat régional du Para entre son club Paysandu et Santa Rosa. La télé annonce 4 secondes, les spécialistes revendiquent le chiffre de 2 secondes… A vous de juger.

mardi 12 avril 2011

Plongeon de haut-vol au cœur de la jungle


Michal Navratil (CZE) © Romina Amato / Red Bull 
Gary Hunt (UK) © Dean Treml / Red Bull Photofiles



Dimanche, la 2e étape du championnat du monde de plongeon extrême 2011 (Red Bull Cliff Diving World Series) a eu lieu au Mexique. Le plongeoir était installé à 26 mètres de haut dans un lieu magique : un gouffre rempli d'eau douce, camouflé dans les lianes en pleine jungle du Yucatan. 
Michal Navratil (CZE) © Balazs Gardi / Red Bull Photofiles 

Dans cette région, ce type de puits naturel est fréquent et appelé «cenote». Le terrain calcaire, creusé de nombreuses rivières souterraines et galeries, s'effondre facilement. Souvent rempli d'eau et sombre dans ses profondeurs, on surnomme aussi ce genre de gouffre "blue hole". Les Mayas faisaient des cenotes des endroits sacrés. Ils croyaient que, par ces sites, ils pouvaient communiquer avec les dieux.

Le Colombien Orlando Duque (champion 2009) a remporté l'épreuve dimanche et il mène le classement général devant le Britannique Gary Hunt (champion 2010). Prochaine étape : le 22 mai en Grèce. Celle française, à La Rochelle, est fixée au 18 juin.

Cyrille Oumedjkane (FRA) © Balazs Gardi / Red Bull Photofiles


samedi 9 avril 2011

MERCATO - Le buzz du moment : le fake de David Beckham

Il y a quelques mois, on voyait Federer, dans les coulisses de tournage d'une pub, dégommer, d'un coup de raquette, une canette sur la tête d'un assistant. Cette vidéo, en faisant le buzz sur Internet, faisait en même temps la pub de Gillette, "commanditaire" du fake.





Le fake de la semaine, cette fois, fait la pub de Pepsi. On y voit David Beckham, à Santa Monica, tirer 3 ballons dans des poubelles situées à l'autre bout de la plage. Le tout, avec une canette de soda à la main. Le Britannique, qui joue aux Los Angeles Galaxy, est l'un des footballeurs les mieux payés au monde, en particulier grâce aux revenus publicitaires.




la p'tite info glanée sur … Tony Moulaï

Les World Championship Series 2011 de triathlon débutent ce week-end à Sydney, en Australie. Cette compétition comportera encore 5 étapes avant la finale en septembre à Pékin, en Chine… où le titre de champion de l'année sera décerné. 
Ces épreuves se déroulent sur la distance olympique : 1,5 km de natation puis 40 km de vélo puis 10 km de course à pied.


C'est l'occasion de présenter l'un des Français en lice, Tony Moulaï, 35 ans.
Il a participé à sa première Coupe du monde de triathlon en 2004. Il a été vice-champion d'Europe 2008, année où il a aussi disputé les JO (abandon). 
L'an dernier, il a fini 16e du classement général du WCS. 
Prof de sport, il est détaché de l'Education nationale. Après la coupure hivernale et plusieurs mois d'entraînement avec son club de Poissy, le voilà reparti pour une nouvelle saison. Avec en ligne de mire, les JO 2012.

Comme d'habitude, pour faire connaissance, de p'tites questions…

Quelle est ta chanson préférée du moment ?
«Human, de The Killers»

Le sport dans lequel tu aurais aimé être "pro", en dehors du triathlon ?
«En fait, je n'ai jamais imaginé être pro dans un sport. Mon passage du triathlon loisir ou triathlon "métier" s'est fait avec une telle transition que je ne l'ai finalement pas vu venir et en définitive, pas prémédité. Par contre, j'avouerais que surfer aux quatre coins du monde m'auraient pas mal convenu entre 20 et 30 ans. Pour l'heure , j'aspire à un peu plus de stabilité, notamment familiale.»

Qui est ton héros ? 
«Pas de héros. Je me suis juste inspiré de mes entraîneurs.»

Pour compléter, lisez une interview de Tony sur le site Interview Sport, "ami" de Spoportivement !

© photo tirée du site de Tony, avec son autorisation : http://tonymoulai.free.fr/